Communiqué de presse
Statistiques de ventes résidentielles Centris — Octobre 2026

Québec, le 6 novembre 2026 — L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois d’octobre 2026. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

Faits saillants

  • Après plusieurs mois d’évolution en dents de scie, l’activité transactionnelle de la RMR de Québec a enregistré 866 ventes au cours du mois d’octobre. Il s’agit d’une deuxième baisse mensuelle consécutive, cette fois de 16 % par rapport à octobre l’an dernier.
  • Malgré ce recul, le nombre de ventes demeure supérieur d’environ 18 % à la moyenne des dix dernières années.
  • La comparaison du nombre de ventes le mois passé s’effectue toutefois avec un mois d’octobre 2025 exceptionnel, soit un sommet historique pour cette période de l’année.
  • L’offre de propriétés à vendre a continué sa tendance haussière pour un huitième mois consécutif. Les 2 597 inscriptions en vigueur le mois dernier représentaient un saut de presque 38 % par rapport à l’an dernier. Bien qu’importante, cette croissance de l’inventaire doit être mise en perspective : le nombre de propriétés disponibles demeure nettement inférieur à la moyenne de 2016-2025. Voilà qui confirme, une fois de plus, que la pénurie de propriétés est loin d’être résorbée dans la RMR de Québec.
  • C’est l’agglomération de Québec (Ville de Québec ainsi qu’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin) qui a tiré le nombre de propriétés à vendre vers le haut, puisque le nombre d’offres sur ce territoire a bondi de 56 % depuis un an.
  • Malgré cette évolution, les conditions de marché demeurent à l’avantage des vendeurs dans chacune des catégories de propriétés de tous les secteurs géographiques.
  • En dépit de certains signes d’essoufflement depuis quelques mois, la progression des prix médians s’avère robuste en octobre. Depuis un an, le prix médian des unifamiliales a augmenté de 4 %, celui des copropriétés de 8 % et celui des plex, de 3 %.
  • Les délais de vente sont encore très rapides. Le mois dernier, il s’est écoulé en moyenne 23 jours avant la vente d’une maison unifamiliale, 33 jours pour une copropriété et 39 jours pour un petit immeuble à revenus.

Bien que l’activité transactionnelle ait ralenti au cours des derniers mois, les ventes du marché résidentiel de la RMR de Québec demeurent supérieures à celles des dix dernières années. Plusieurs facteurs économiques et démographiques contribuent à tempérer la demande de propriétés, sans toutefois remettre en cause le déséquilibre persistant entre le nombre d’acheteurs et le nombre de propriétés disponibles.

« L’inventaire de maisons et de copropriétés qui poursuit sa remontée et la demande moins pressante de la part des acheteurs ont réduit la pression d’agir très rapidement. La forte concurrence s’est atténuée depuis le printemps, ce qui permet de bien réfléchir avant d’effectuer une offre d’achat. Les critères de recherche établis au départ ont désormais plus de chances d’être mieux respectés avant l’acquisition d’une propriété », précise Hélène Bégin, économiste experte à l’APCIQ.

Les données Centris d’octobre ne reflètent pas encore l’impact de la hausse du taux directeur annoncée le 28 octobre dernier par la Banque du Canada. Le début d’un mouvement à la hausse des taux d’intérêt survient dans un contexte où l’économie du Québec est au neutre, tout en étant plus fragile que l’économie canadienne, qui est moins vulnérable aux droits de douane américains. La croissance cumulative du PIB réel au pays se chiffre à 1,2 % depuis le début de 2026, tandis que celle du Québec s’approche de zéro, signe de stabilité, sans plus.

« Comme ailleurs au Canada, la croissance démographique s’est nettement essoufflée dans la province ainsi que dans la RMR de Québec depuis deux ans, et ce, après l’essor exceptionnel qui a suivi la pandémie. La réduction des cibles du gouvernement fédéral pour les étudiants étrangers, l’instabilité du Programme d’expérience québécoise (PEQ) et l’ajustement à la baisse du nombre d’immigrants permanents accueillis dans la province contribuent à tempérer la demande d’habitations, et ce, aussi dans la RMR de Québec », soutient Hélène Bégin.

Apaisement de la demande

Le niveau élevé des prix des propriétés de la Rive-Nord et la Rive-Sud de Québec ainsi que la remontée récente des taux hypothécaires fixes et variables entrainent ce marché en zone « très peu abordable », ce qui apaise graduellement la demande, notamment celles des accédants à la propriété.

« Malgré ces vents contraires, le marché de la RMR de Québec demeure caractérisé par une rareté de propriétés à vendre. L’offre progresse rapidement depuis le début de l’année, mais elle demeure insuffisante pour effacer les effets de plusieurs années de pénurie. Cette hausse de l’inventaire commence néanmoins à modifier l’expérience des acheteurs, qui bénéficient désormais d’un choix plus vaste qu’il y a un an », résume Camille Laberge, directrice adjointe et économiste principale à l’APCIQ.

« La progression de l’offre observée depuis le début de l’année prend de l’ampleur dans la région de Québec. L’augmentation du nombre de propriétés disponibles s’est accélérée au fil des mois et touche tant le marché de la copropriété que celui de l’unifamiliale tel qu’analysé en détail dans la publication Sous la Loupe du 29 octobre dernier. Cette évolution redonne de l’espace aux acheteurs en leur offrant un éventail plus large de propriétés et davantage de temps pour prendre leurs décisions », conclut Camille Laberge.

Information complémentaire :

Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif pour la province et les régions.

Pour plus d’explications par l’économiste du Service d’analyse de marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, écrivez-nous.

À propos de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) est une association à but non lucratif qui regroupe plus de 15 000 courtiers immobiliers et agences immobilières. Elle est responsable de promouvoir et de défendre leurs intérêts, en tenant compte des enjeux auxquels est exposée la profession et des diverses réalités professionnelles et régionales de ses membres. L’APCIQ est également un acteur important dans plusieurs dossiers immobiliers, incluant la mise en place de mesures favorisant l’accès à la propriété. L’Association diffuse des statistiques sur le marché immobilier résidentiel au Québec, offre de la formation, des outils et des services liés au domaine de l’immobilier et facilite la collecte, la diffusion et l’échange d’information. L’APCIQ a son siège social à Québec, des bureaux administratifs à Montréal et un bureau régional à Saguenay. Elle possède deux filiales, soit la Société Centris inc. et le Collège de l’immobilier du Québec. Suivez ses activités sur apciq.ca ou par l’entremise des réseaux sociaux Facebook, LinkedIn et Instagram.

Renseignements :

Ariane Boulé
Morin Relations Publiques

media@apciq.ca

Banque d’images (crédit APCIQ) disponible et sans frais.

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