L’Île-des-Sœurs, le 30 juin 2020 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) observe que les statistiques du marché immobilier résidentiel de juin, établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers, révèlent une accélération de la hausse du prix des propriétés dans la région de Montréal, notamment sur l’île de Montréal, rendant toujours plus difficile l’accession à la propriété.

Bien que l’on s’attende à ce que les répercussions économiques de la crise sanitaire ralentissent cette hausse des prix plus tard dans l’année, les données de juin ne laissent pas encore voir de signes clairs dans ce sens.

Nous observons néanmoins que les ventes repartent moins vite dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal qu’ailleurs dans la province, malgré un rattrapage bien présent causé par des ventes qui n’ont pas pu se faire durant le confinement.

Fait marquant, les nouvelles inscriptions sont en forte hausse à Montréal par rapport à la même période il y a un an, ce qui n’est pas le cas dans les autres régions de la province. Cette hausse concerne presque exclusivement les copropriétés.

La copropriété étant typiquement la catégorie d’accession à la copropriété par excellence, nous suivons de près l’évolution de son marché dans la région de Montréal. On constate un faible redressement des ventes de copropriétés et une hausse importante des nouvelles inscriptions.

Alors que le phénomène est observé dans toute la RMR de Montréal, c’est surtout sur l’île de Montréal qu’il est le plus marqué. Tout indique qu’il touche en particulier les copropriétés acquises à des fins d’investissement, comme les unités disponibles à la location à court et à moyen terme (pour étudiants, Airbnb, etc.). La situation a pour effet d’augmenter l’inventaire de copropriétés mises en vente sur le marché pour la première fois depuis septembre 2015.

Certains secteurs centraux se distinguent notamment par un niveau de ventes qui a du mal à se redresser, très en retrait par rapport à l’année dernière (autour de -50 %), alors que les nouvelles inscriptions montent en flèche. Ces observations sont cohérentes avec la chute de la fréquentation touristique de Montréal, le net recul des flux migratoires internationaux et la baisse des investissements en provenance des étrangers.

Par ailleurs, les copropriétés se situant dans des segments supérieurs à 350 000 $ semblent plus touchées par cette nouvelle dynamique, avec un léger repli des prix dans quelques secteurs. Il faut toutefois rester prudent dans l’interprétation de ces statistiques, car il y a de moins en moins de copropriétés disponibles dans la gamme de prix inférieurs à 350 000 $. Le prix médian des copropriétés sur l’île de Montréal avoisine désormais les 370 000 $.

De plus, dans un contexte où les taux d’inoccupation demeurent toujours très bas et où les prix des loyers continuent de croître, les ménages désirant accéder à la propriété se trouvent maintenant confrontés au resserrement des critères de souscriptions hypothécaires assurées par la SCHL et, plus généralement, à l’attitude plus sélective des institutions financières envers les dossiers de demande de prêt hypothécaire.

Contrairement aux autres catégories de propriétés, la dynamique du marché de la copropriété semble donc prendre une tournure différente de celle observée avant l’avènement de la crise sanitaire, fin mars. Même si l’avantage est toujours aux vendeurs sur l’île de Montréal, les dernières statistiques permettent d’espérer que le marché de la copropriété continuera de se détendre pour être moins défavorable aux premiers acheteurs au cours des prochains mois, ou du moins à ceux qui ont les meilleurs dossiers de crédit.

À propos de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) est une association à but non lucratif qui regroupe plus de 13 000 courtiers immobiliers et agences immobilières. Elle est responsable de promouvoir et de défendre leurs intérêts en tenant compte des enjeux auxquels est exposée la profession et des diverses réalités professionnelles et régionales de ses membres. L’APCIQ est également un acteur important dans plusieurs dossiers immobiliers, incluant la mise en place de mesures favorisant l’accès à la propriété. L’Association diffuse des statistiques sur le marché immobilier résidentiel au Québec, offre de la formation, des outils et des services liés au domaine de l’immobilier et facilite la collecte, la diffusion et l’échange d’information. L’APCIQ a son siège social à Québec et des bureaux administratifs à Montréal et possède deux filiales, soit la Société Centris inc. et le Collège de l’immobilier du Québec. Suivez ses activités sur apciq.ca ou par l’entremise des réseaux sociaux Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

À propos de Centris

Centris.ca est le site Web de l’industrie immobilière québécoise destiné aux consommateurs, où toutes les propriétés à vendre par les courtiers immobiliers au Québec sont réunies à la même adresse. La Société Centris offre aux intervenants du secteur de l’immobilier l’accès à des données immobilières et à une vaste gamme d’outils technologiques. Centris gère aussi le système de collaboration utilisé par plus de 13 000 courtiers immobiliers québécois.

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