RMR de Montréal : L’envolée des prix plombe les ventes en banlieue - APCIQ - Site web

L’Île-des-Sœurs, le 6 juillet 2021 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) dévoile ses données pour le mois de juin. Les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal sont établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

« L’activité transactionnelle du marché de Montréal enregistre un recul significatif, essentiellement attribuable à un déficit historique d’unifamiliales disponibles à la vente et une augmentation fulgurante des prix qui s’étend aussi à la copropriété. Rappelons-nous qu’en juin 2020, c’est surtout la catégorie de l’unifamiliale, en périphérie de l’île de Montréal, qui avait profité du fort rebond des ventes à la suite des mesures de confinement provoquées par la 1re vague de la pandémie », remarque Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché. « Il faut aussi considérer les premiers impacts potentiels sur l’activité transactionnelle liés à l’atténuation de certains effets de la crise sanitaire et à l’introduction de la nouvelle mesure fédérale visant à calmer le marché immobilier en limitant quelque peu la capacité d’emprunt des acheteurs. Cette mesure est effective depuis le 1er juin », ajoute-t-il.

Faits saillants du mois de juin

  • La situation de la surchauffe du marché immobilier[*] est toujours importante, occasionnant une surenchère pour plus de la moitié des transactions dans la région de Montréal. Les prix médians atteignent le seuil de 508 000 $ pour les propriétés unifamiliales (+29 % par rapport à juin 2020), de 365 000 $ (+20 %) pour les copropriétés et de 703 000 $ (+16 %) pour les plex.
  • Le système Centris des courtiers immobiliers a enregistré 4 619 ventes en juin, une diminution de 7 % par rapport à ce qui avait été enregistré en juin 2020, ce qui confirme une baisse de l’activité transactionnelle qui se manifeste depuis le début du printemps.
  • Sur l’île de Montréal, 1 857 ventes ont été réalisées, une hausse de 11 % comparativement aux transactions conclues en juin 2020. Cette forte activité est essentiellement attribuable à la copropriété, qui poursuit cette tendance depuis le début de l’année 2021.
  • Dans tous les secteurs périphériques, les ventes sont en baisse, ce qui est principalement lié à la diminution observée des transactions dans la catégorie de l’unifamiliale: Vaudreuil-Soulanges (203 ventes; -28 %), Saint-Jean-sur-Richelieu (124 ventes; -25 %), la Rive-Nord (998 ventes; -20 %), la Rive-Sud (992 ventes; -11 %) et Laval (445 ventes; -8 %).
  • À l’échelle de la RMR, les ventes de propriétés unifamiliales ont enregistré un repli de 18 % (2 300 ventes) par rapport à juin 2020. Toutefois, un nouveau record de ventes a été enregistré pour la copropriété avec 1 764 ventes, soit une hausse de 3 %, ce qui est cohérent avec la tendance du début d’année. Il en va de même pour les petits immeubles à revenus (plex) dont les ventes ont bondi de 28 % pour atteindre un record de 552 ventes.
  • La hausse de l’offre des plex sur le marché (2 015 inscriptions; +29 %) contraste avec la chute des inscriptions en vigueur des propriétés unifamiliales (3 984; -37 %). Du côté de la copropriété, les inscriptions en vigueur sont en baisse de 4 % (5 143).

Information complémentaire :

Statistiques mensuelles détaillées et cumulatif 2020 pour la province et les régions

Pour plus d’explications par l’économiste du Service de l’analyse du marché, des données spécifiques ou des précisions régionales sur le marché immobilier, écrivez-nous.

À propos de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) est une association à but non lucratif qui regroupe plus de 13 000 courtiers immobiliers et agences immobilières. Elle est responsable de promouvoir et de défendre leurs intérêts, en tenant compte des enjeux auxquels est exposée la profession et des diverses réalités professionnelles et régionales de ses membres. L’APCIQ et est également un acteur important dans plusieurs dossiers immobiliers, incluant la mise en place de mesures favorisant l’accès à la propriété. L’Association diffuse des statistiques sur le marché immobilier résidentiel au Québec, offre de la formation, des outils et des services liés au domaine de l’immobilier et facilite la collecte, la diffusion et l’échange d’information. L’APCIQ a son siège social à Québec et des bureaux administratifs à Montréal et possède deux filiales, soit la Société Centris inc. et le Collège de l’immobilier du Québec. Suivez ses activités sur apciq.ca ou par l’entremise des réseaux sociaux Facebook, LinkedIn, Twitter et Instagram.

À propos de Centris

Centris est une entreprise technologique, dynamique et innovante du secteur immobilier. Elle collecte des données et offre des solutions hautement adaptées aux besoins des professionnels. Parmi ces solutions figure Centris.ca, le site immobilier le plus consulté au Québec.

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Renseignements :

Banque d’images (crédit APCIQ) disponible et sans frais.

Marjolaine Beaulieu
Relationniste
Communications et marketing
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514 762-2440, poste 238
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[*]     La surchauffe se produit lorsque, sur une période donnée et un marché donné, le ratio du nombre de propriétés vendues sur le nombre de nouvelles propriétés mises en marché est supérieur à 70 %, c’est-à-dire lorsqu’il y a plus de 7 propriétés vendues pour 10 nouvelles inscriptions.

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